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  • 2- Les vieux remparts

    2- Les vieux remparts

    Ce cliché fait partie de la première série de vues d’Ansouis effectuées au début du XXème siècle par M. Marc Deydier , notaire à Cucuron et photographe. Une salle du musée qui porte son nom à Cucuron est consacrée à sa passion de la photographie. On aperçoit, accolée au château, une chapelle de style néo-roman ; édifiée par le duc Elzear de Sabran (3ème du nom) en 1880, rasée par Foulques en 1941. Le haut de la tour crénelée, vestige de la deuxième enceinte fortifiée (XIVème siècle) est alors accessible par le chemin de ronde ; ce qui n’est plus le cas aujourd’hui !

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    3 – Place des hôtes

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    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 3 – Place des hôtes

    3 – Place des hôtes

    Le café actuel, aujourd’hui “Bar des sports” est déjà là ! – Il faut savoir qu’à cette époque (vers 1900) le village comptait plusieurs cafés et cercles – Le photographe, Marc Deydier a “convoqué” les habitants du village pour une mise en scène où on remarque le costume des jeunes écoliers en blouse et béret ! Ils ne viennent pas de loin, les écoles étant alors situées dans le village.

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    4 – Hôtel des Postes

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    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 4 – Hôtel des Postes

    4 – Hôtel des Postes

    Il s’agit du premier bureau de Poste d’Ansouis, place du Petit Portail, inauguré en 1905. Fin 1906, la municipalité prendra en charge les frais d’installation du bureau téléphonique ; la commune supportera également plus tard les frais de transport de la tournée du facteur en voiture ! On distingue, portant képi, 1er à droite en haut de l’escalier, M. Jouval, 1er receveur d’Ansouis. Ces premières cartes d’Ansouis étaient éditées par M. Sylvain Turcan, coiffeur, présent sur la photo ! (personnage portant chapeau à droite) on aperçoit l’enseigne de son échoppe sur l’avant-dernière maison au fond.

    La photo ci-dessous est le contre-champ de la précédente.

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    5 – Place de Cartaux, entrée du château

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    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 5 – Place de Cartaux, entrée du château

    5 – Place de Cartaux, entrée du château

    Une rue de Cartaud existait à cet emplacement avant la démolition de plusieurs bâtisses fin XIXème siècle pour constituer à l’époque une place dite des 4 cantons !! Aujourd’hui la place s’appelle tout simplement place du Château et une rue du Cartel subsiste vers le Petit Jardin ! D’où peut-être l’idée d’un lieu ou quelques vendeurs avaient le contrôle d’un marché par entente formelle.

    Pour en savoir plus

    Cartaux, cantons, le centre du village ?

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    6 – L’Église

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    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 6 – L’Église

    6 – L’Église

    Le portail de l’église d’Ansouis, classée monument historique en 1921, est partie intégrante de la première enceinte fortifiée datant du XIIIème siècle – Le bastion-éperon, protégeant les abords du portail d’entrée du château sera, lui, édifié au milieu du XVIème siècle, au moment des guerres de religion. Ce cliché est un phototype (Cliché obtenu directement après exposition et traitement d’une couche photosensible) datant de 1910, tiré par le studio E.Lacour à Marseille.

    Ci-dessous vue de l’intérieur de l’église.

    Crédits

    Crédits photos Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • Cartaux, cantons, le centre du village ?

    Cartaux, cantons, le centre du village ?

    Place des 4 cantons, rue de cartaud, rue du cartel. Comment s’y retrouver ? autant d’expressions qui ont excité l’imagination et l’érudition de notre ami Jean-Claude Bonnet.

    Cartau, Cartaud, Cartaut, Quartau, Quartaud, Quartaut, autant de graphies pour ce qui est parfois une rue, parfois un quartier dans les documents les plus anciens.

    On trouve les deux types d’utilisation, rue (carriera) ou quartier (cartier) dans le cadastre de 1578 (vues 52, 54, 55, 59 sur 182 de l’archive aux AD84).

    Il est possible que quartaut renvoie à une mesure de capacité d’huile, de vin voire de céréale valant le quart d’une unité de mesure locale (muid, setier, …). Pour l’huile ou le vin, le quartaut peut aussi être un petit tonneau de la capacité ad hoc.

    Le quartier de Cartaud pourrait donc bien être le lieu d’un marché où se vendait de l’huile (ou du vin). Le nom rappelant le contenant du liquide vendu.

    L’appellation « Quatre-Cantons » ne date pas du 19ème siècle. On trouve cette appellation au moins dans le cadastre de 1686 (vues 17, 29 sur 602 de l’archive aux AD84). On trouve certaines fois l’appellation « Quatre-coins » ; Cantoun en provençal signifie aussi coin.

    Il est à noter que l’appellation Cartau est également utilisée dans le même document de 1686 (vues 13, 18, 27, 29 sur 602 de l’archive aux AD84). Ce qui laisserait à penser que les lieux de Cartaud et des Quatre-cantons sont bien distincts, ayant cohabité à la même période.

    Cela ne préjuge en rien que l’appellation place des 4-cantons ait pu être reprise ultérieurement au XIXème. Si l’on se réfère au cadastre Napoleon du village, la configuration de cet emplacement définit 4 quartiers aux 4 points cardinaux et présente 4 coins.

    Jean-Claude Bonnet

    Extrait du cadastre napoléonien d’Ansouis montrant le centre du village en 1836 :  les lots 150 à 155 et 175à 178 qui étaient en ruine ont été détruits au XX° pour créer la place du château et celle du petit jardin.
    la place du petit jardin et au fond le premier rempart du village

    Crédits

    Extrait du Cadastre napoléonien (AD84  cote 3P 2-002/11)

    photo du petit jardin collection Thierry Fouque-Ansouis Patrimoine

  • Le Musée extraordinaire de Georges Mazoyer

    Le Musée extraordinaire de Georges Mazoyer

    En 1944, Georges Mazoyer, marseillais amateur de calanques et de Grande Bleue, découvre Ansouis. En 1947, il s’installe au village avec sa jeune épouse. Il commence sa vie faite de peintures et de sculptures, d’expositions, de plongées sous-marines et de voyages. Il part en Corse, à la Réunion, à Bora Bora où il rencontre Paul-Emile Victor. Il est partout accompagné par sa famille. Chaque fois, il revient au village où il a installé son atelier.

    Celui-ci se trouve dans une vieille bâtisse qui a survécu aux incendies et aux intempéries. Ce bâtiment était l’écurie des mulets travaillant pour la carrière d’Ansouis, qui se trouvait juste derrière (d’ou le nom de rue de la Carrière).

    La bâtisse du musée, ancienne écurie de la carrière

    En mars 1975, il transforme la maison en Musée Extraordinaire. Il garde ses peintures, ses sculptures et tous les objets que ce curieux de tout a collectés au cours de ses voyages. Un tel endroit peut surprendre au pied du Luberon. Mais nous sommes à moins d’une heure de la mer. Puis, les mers de la Pangée, le grand continent primordial, ont laissé partout dans nos collines coquillages et crustacés, dont Georges a recueilli beaucoup de fossiles.

    Le Musée est toujours là, entretenu par sa fille et son gendre. Vous pourrez aussi vous y procurer des céramiques de la belle couleur bleue définie par Georges Mazoyer et que sa fille et son gendre continuent à produire. Il manquait un récit de cette aventure. C’est chose faite avec le livre « L’extraordinaire vie de Georges Mazoyer et son musée » écrit par sa fille Nicole. Vous pouvez vous le procurer au Musée et si Nicole est là, vous pourrez même le faire dédicacer.

    Pour en savoir plus

     Voir le site du musée extraordinaire

    Nicole Mazoyer-Le Dréan « L’extraordinaire vie de Georges Mazoyer et son musée » (2022)

    Crédits

    Texte de T.Fouque

    Photos collection Thierry Fouque-Ansouis-Patrimoine

  • Histoire du monument aux morts d’Ansouis

    Histoire du monument aux morts d’Ansouis

    Voici un article fait en 2022 par Lionel Guin sur le monument aux morts d’Ansouis.

    Retour au siècle dernier, place de la vieille fontaine

    Suite à l’hécatombe que subissent toutes les communautés citadines ou rurales lors de la Grande Guerre 14/18, celles-ci décident d’ériger, chacune un monument dédié au souvenir des disparus de leur Commune.

    Lors du centenaire de la Grande Guerre, des recherches ont été effectuées par les Associations d’Anciens Combattants et les Municipalités pour mettre à jour les listes des morts pour la France recensés sur les plaques commémoratives et les monuments aux morts eux-mêmes ont été restauré. Ainsi en a-t-il été à Ansouis.

    Un ouvrage, publié en 1991 et intitulé « Les monuments aux morts de la guerre 1914-1918 dans le Vaucluse » retrace l’origine et l’histoire de l’édification de ces monuments dans notre département.

    Les auteurs, Jean Giroud et Raymond et Maryse Michel retracent dans un préambule les conditions et circonstances de leurs implantations.

    « Dans l’église, « la paroisse d’Ansouis à ses glorieux morts » a offert une plaque sculptée d’après un dessin de Ch. Béraud, par Rozier. Il représente, sur du très beau marbre, une femme auréolée, portant une palme. Elle est unique dans le département, par la beauté du matériau. »

    Ansouis, à l’époque ne comptait que 619 habitants, et le coût de la construction pose problème : les auteurs nous en content les péripéties dans l’article, pages 157-158 de leur ouvrage, consacré à Ansouis. Le titre en est : ANSOUIS : un projet venu d’ailleurs

    « Devant le coût du monument prévu en souvenir des soldats morts pour la France, Monsieur Louis Aramand, Maire d’Ansouis, écrivit à Monsieur le Sous-Préfet le 7 juillet 1919 afin d’obtenir l’autorisation de prélever un impôt auprès des contribuables, d’un montant total de 1 500 francs, ou plus exactement de faire un emprunt qui serait supporté par les habitants de la commune en 1920.

    En effet, il fallait prévoir 8925 francs (7000 francs pour la statue, 1750 francs pour les fondations, 500 francs pour la rampe et 75 francs d’imprévus) et la souscription n’avait rapporté que 7000 francs. Ces 1500 francs étaient bien nécessaires.

    Heureusement, la commune n’avait pas à payer le terrain, car l’emplacement, environ 20 mètres carrés, était généreusement offert par Monsieur Lizon, bijoutier à Pertuis[1].

    Un projet est envoyé à la Préfecture, identique au monument actuel, mais il correspondait à celui d’une autre commune : celle de Castillon (Gard).

    On le modifia un petit peu en mettant un casque au soldat et en changeant l’épitaphe pour ne pas faire répétition.

    Le sculpteur en était Flachat (s’agit-il du professeur qui enseigna la sculpture aux Beaux-Arts de Nîmes pendant 31 ans ?)

    Après que la Commission Artistique ait émis un avis favorable, en août 1920, les travaux commencèrent près du lavoir. On trouve également à La Roque-sur-Pemes et à Grillon, un monument élevé près d’un point d’eau, symbole de vie.

    Le 4 novembre 1920, l’autorisation est donnée d’ériger le monument tel qu’on peut le voir aujourd’hui, à la mémoire des 32 disparus[2], soit plus de 14% de la population masculine du village.

    Les habitants les honorèrent en versant une forte somme moyenne par habitant, plus de 13 francs.

    Le 31 juillet 1921, le monument livré, il restait encore 500 francs à payer à l’entrepreneur maçon, Pin, d’Ansouis; cette somme fut votée par le Conseil Municipal.

    Nous vous proposons ci dessous le comparatif des 2 monuments aux morts : si la facture et le style des 2 sculptures présentent de fortes similitudes, les attitudes représentées sont très différentes : il s’agit certainement du même sculpteur, mais les 2 oeuvres sont vraiment originales : le poilu ansouisien présente donc un lointain cousinage avec celui de Castillon du Gard et si le projet ansouisien vient d’ailleurs, il ne vient certainement pas de là !

    Monument d’Ansouis
    Monument de Castillon

    Pour en savoir plus

    Jean Giroud, R&M Michel : « GRANDE GUERRE 1914-1918 : LES MONUMENTS AUX MORTS DANS LE VAUCLUSE » (édition scriba 1991)

    Crédits

    photos de la Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine


    [1] il est à noter d’ailleurs que le cadran de l’horloge communale provient de ce même bijoutier – note Ansouis Patrimoine

    [2] un 33ème nom sera rajouté en 2018 lors des recherches entreprises à l’occasion du centenaire de la première Guerre mondiale.

  • Les calades

    Les calades

    Une rue caladée, encaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne une rue pavée de galets du Rhône ou de la Durance, ou de pierres calcaires venus de nos collines. Ces galets ou ces pierres sont posées sur la tranche, et bloqués par un mélange de sable et de chaux. Ce type particulier de revêtement participe à l’ambiance de nos villages.

    On caladait les rues, les chemins, les aires de battage, les sols de cours de maison, les sols d’écuries. Il y a une très belle aire de calade à côté du château de Cadenet.

    Calade en construction (Lionel Guin)

    À partir d’un tas de pierres, les caladiers faisaient trois lots :

    •   les pierres d’ossature : caniveaux, bordures, séparations ;

    •   les pierres appelées à servir de marches : pierres longues et plates, enfoncées dans le sol pour résister à la poussée ;

    •   les pierres de remplissage, vouées à combler les vides entre les pierres d’ossature ou entre ces dernières et les marches.

    Les pierres étaient posées sans mortier, sur du remblai, du sable ou sur d’autres pierres posées horizontalement. Ces pierres étaient posées de champ afin que leur surface de contact soit la plus grande possible. Ainsi, les pierres se bloquaient entre elles et se stabilisaient mutuellement. Les espaces restants étaient comblés avec du sable mélangé  de chaux.

    Calade de la traverse du vieux platane (Thierry Fouque)

    Les marches d’escalier sont dites en pas-d’âne. Ce terme imagé du vocabulaire du caladage, et son synonyme « pas de mule », désignent, dans une allée en pente, les paliers successifs que séparent des marches de faible hauteur et dont la longueur est calculée de telle sorte que le nombre de pas de l’animal soit impair. La distance de chaque palier permettait aussi au caladier de travailler aisément une marche après l’autre de bas en haut en commençant par le bas.

    L’ensemble formait une chaussée souple, qui se déformait en fonction des mouvements du sol ou sous le poids des charges qui y circulaient.  C’est pourquoi les calades n’ont pas résistées à la circulation automobile.

    Les calades d’Ansouis s’étaient dégradées avec le temps. En 2011, fut décidé une opération de remise en état dans nos traverses. Une convention fut signée entre la mairie, la Fondation du Patrimoine et l’association créée ad hoc, Ansouis-Patrimoine. Celle-ci était chargée de collecter les fonds du mécénat et de faire la promotion du patrimoine du village rénové.

    Cette opération s’est continuée pendant plusieurs années, et se poursuit encore sous d’autres formes.

    Calades avant/après rénovation (Lionel Guin)

    Pour en savoir plus

    Cette chronique s’inspire des articles de l’Ansouisien, le journal municipal d’Ansouis, parus au printemps 2011,  automne 2013,  mars 2015, septembre 2015, janvier 2017.

    Vous pouvez aussi lire :

    René Sette, Fabienne Pavia, photos de François-Xavier Emery et Joseph Marando « Calades les sols de pierre » (le bec en l’air, 2021)

    Crédits

    photos des calades en construction Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

    photos d’en-tête et de la traverse du vieux platane Collection Thierry Fouque-Ansouis-Patrimoine

  • L’énigme de la pierre gravée : mystère enfin résolu

    L’énigme de la pierre gravée : mystère enfin résolu

    A Ansouis, au coin de la rue du Petit Portail et de la place des Hôtes, face au Bar des Sports, se trouve en hauteur, une pierre gravée. Le passant devine des chiffres,  des lettres, une branche d’olivier, mais le temps a fait son œuvre et les caractères sont en partie effacés.

    L’interprétation habituelle était que c’était une pierre de réemploi, venue d’un moulin à huile. Notre ami Jean-Claude Bonnet propose une autre interprétation. Ce serait une pierre de fondation, posée par le premier propriétaire de la maison, Esprit Olivier. Celui-ci serait le  cousin d’Anthoine Olivier, personnage bien connu grâce au livre de raison qu’il a laissé. Celui-ci est maintenant disponible dans l’édition qu’en a faite Ansouis Patrimoine et que nous venons de réimprimer.

    Dans le document joint, Jean-Claude retrace l’enquête qu’il a mené dans les archives du village pour retrouver la signification de cette pierre.

    Crédits

    Photo d’en-tête collection Thierry Fouque-Ansouis-Patrimoine

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