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  • Les calades

    Les calades

    Une rue caladée, encaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne une rue pavée de galets du Rhône ou de la Durance, ou de pierres calcaires venus de nos collines. Ces galets ou ces pierres sont posées sur la tranche, et bloqués par un mélange de sable et de chaux. Ce type particulier de revêtement participe à l’ambiance de nos villages.

    On caladait les rues, les chemins, les aires de battage, les sols de cours de maison, les sols d’écuries. Il y a une très belle aire de calade à côté du château de Cadenet.

    Calade en construction (Lionel Guin)

    À partir d’un tas de pierres, les caladiers faisaient trois lots :

    •   les pierres d’ossature : caniveaux, bordures, séparations ;

    •   les pierres appelées à servir de marches : pierres longues et plates, enfoncées dans le sol pour résister à la poussée ;

    •   les pierres de remplissage, vouées à combler les vides entre les pierres d’ossature ou entre ces dernières et les marches.

    Les pierres étaient posées sans mortier, sur du remblai, du sable ou sur d’autres pierres posées horizontalement. Ces pierres étaient posées de champ afin que leur surface de contact soit la plus grande possible. Ainsi, les pierres se bloquaient entre elles et se stabilisaient mutuellement. Les espaces restants étaient comblés avec du sable mélangé  de chaux.

    Calade de la traverse du vieux platane (Thierry Fouque)

    Les marches d’escalier sont dites en pas-d’âne. Ce terme imagé du vocabulaire du caladage, et son synonyme « pas de mule », désignent, dans une allée en pente, les paliers successifs que séparent des marches de faible hauteur et dont la longueur est calculée de telle sorte que le nombre de pas de l’animal soit impair. La distance de chaque palier permettait aussi au caladier de travailler aisément une marche après l’autre de bas en haut en commençant par le bas.

    L’ensemble formait une chaussée souple, qui se déformait en fonction des mouvements du sol ou sous le poids des charges qui y circulaient.  C’est pourquoi les calades n’ont pas résistées à la circulation automobile.

    Les calades d’Ansouis s’étaient dégradées avec le temps. En 2011, fut décidé une opération de remise en état dans nos traverses. Une convention fut signée entre la mairie, la Fondation du Patrimoine et l’association créée ad hoc, Ansouis-Patrimoine. Celle-ci était chargée de collecter les fonds du mécénat et de faire la promotion du patrimoine du village rénové.

    Cette opération s’est continuée pendant plusieurs années, et se poursuit encore sous d’autres formes.

    Calades avant/après rénovation (Lionel Guin)

    Pour en savoir plus

    Cette chronique s’inspire des articles de l’Ansouisien, le journal municipal d’Ansouis, parus au printemps 2011,  automne 2013,  mars 2015, septembre 2015, janvier 2017.

    Vous pouvez aussi lire :

    René Sette, Fabienne Pavia, photos de François-Xavier Emery et Joseph Marando « Calades les sols de pierre » (le bec en l’air, 2021)

    Crédits

    photos des calades en construction Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

    photos d’en-tête et de la traverse du vieux platane Collection Thierry Fouque-Ansouis-Patrimoine

  • L’énigme de la pierre gravée : mystère enfin résolu

    L’énigme de la pierre gravée : mystère enfin résolu

    A Ansouis, au coin de la rue du Petit Portail et de la place des Hôtes, face au Bar des Sports, se trouve en hauteur, une pierre gravée. Le passant devine des chiffres,  des lettres, une branche d’olivier, mais le temps a fait son œuvre et les caractères sont en partie effacés.

    L’interprétation habituelle était que c’était une pierre de réemploi, venue d’un moulin à huile. Notre ami Jean-Claude Bonnet propose une autre interprétation. Ce serait une pierre de fondation, posée par le premier propriétaire de la maison, Esprit Olivier. Celui-ci serait le  cousin d’Anthoine Olivier, personnage bien connu grâce au livre de raison qu’il a laissé. Celui-ci est maintenant disponible dans l’édition qu’en a faite Ansouis Patrimoine et que nous venons de réimprimer.

    Dans le document joint, Jean-Claude retrace l’enquête qu’il a mené dans les archives du village pour retrouver la signification de cette pierre.

    Crédits

    Photo d’en-tête collection Thierry Fouque-Ansouis-Patrimoine

  • 1ère série : photos de Marc Deydier éditées par Sylvain Turcan

    Marc Deydier, notaire à Cucuron, a fait plus de 3000 clichés de la région. Une partie fut éditée sous forme de cartes postales par les commerçants de la région. Cette série a été éditée par Sylvain Turcan, coiffeur à Ansouis.

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 2ème série : photos de Marc Deydier éditées par Louis Brémond

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 3ème série : photos de Marc Deydier

    Cette série ne mentionne pas l’éditeur.

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 4ème série : photos de Marc Deydier éditées par Pin

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 5ème série : les phototypes de Lacour

    Le phototype  est une photographie obtenue directement après exposition et traitement d’une couche photosensible. Cette série a été tirée par le studio E. Lacour de Marseille.

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • Marc Deydier, photographe du Pays d’Aigues

    Marc Deydier, photographe du Pays d’Aigues

    Il est difficile de présenter des photos du Pays d’Aigues sans parler de Marc Deydier.

    Il nait en  1845 à Saint Pierre de Vassols au pied du Mont Ventoux. Il appartient à une famille de petits agriculteurs.

    En 1868, il devient clerc de notaire chez Maître Girard à Cucuron, et le 27 octobre 1869 il épouse une cucuronnaise, Marie-Rose Jausseran. Les années qui suivent sont laborieuses. Il travaille seul pour acheter une maison, des terres, l’étude notariale de Cucuron (1876) et finalement rembourser les dettes qu’il a accumulées. Enfin en 1886, il embauche un clerc, G.Chauvet, et va donner libre cours à son insatiable curiosité.

    Photo de Marc Deydier vers 1903 ou 1905 prise par Bérard du Roure.    

    Sa première passion est la chasse. Son ami Delestrac lui procure un fusil d’occasion en 1878 et il parcourt la campagne environnante avec son arme. Ses centres d’intérêts se développent à partir de cette première activité. Il fait de la taxidermie, créant une collection d’animaux. A coté, il commence une collection de géologie et acquiert une petite notoriété dans ce milieu. Il devient membre de la Société Géologique de France en 1890. La géologie l’amène à l’archéologie. Il commence par l’archéologie gallo-romaine. Il fait un coup de maître en achetant le bas-relief des nautes à Mathieu Guérin de Cabrières d’Aigues en 1892. Cette œuvre est une des premières représentations d’un tonneau. Elle se trouve maintenant au musée lapidaire d’Avignon. Il publie en 1912 avec Héron de Villefosse une étude sur ce monument.

    Page de garde de l’article sur le monument de Cabrières

    Il se tourne ensuite vers la préhistoire. Il commence par des recherches en Pays d’Aigues, en particulier à coté de la bastide de La Vaquette sur la commune d’Ansouis. Ensuite il continuera ses travaux dans la région de Murs et vers Forcalquier.

    Parallèlement il développe toute une activité de notable local. Il devient Président de la chambre des notaires de l’arrondissement d’Apt en 1885. En 1896, il fonde le Syndicat agricole de Cucuron, sorte de coopérative qui regroupe les achats de matériels et d’engrais. En 1896 encore il devient correspondant du Petit Marseillais, et il travaillera pour d’autres journaux. En 1903, il devient membre fondateur de la Société Préhistorique de France.

    En 1902, il achète un appareil de prise de vue et tout le matériel de développement de photographies. Il a alors 57 ans. Au début son objectif était de garder le souvenir des différentes activités qu’il menait. Médiocre dessinateur, il trouve là un moyen d’illustrer ses articles comme le lui conseillait son ami Albin Curet «  si vous avez l’intention de publier quelque chose, faites ou faites faire des photographies » . Mais dès 1904, il se lance dans l’édition de cartes postales. À la demande des commerçants locaux (buralistes, libraires, épiciers et même coiffeurs), il publie de véritables reportages sur les villages du Vaucluse et des Alpes de Haute Provence. Au total il va réaliser 3000 à 3500 photographies.

    Le 1er janvier 1912, il cède l’étude de Cucuron à son neveu Théophile Ricou. Il continue cependant une petite activité en tant que notaire honoraire. Il devient liquidateur testamentaire puis gestionnaire des biens du Comte de Sabran.

    Cependant ses forces déclinent. Il cesse de faire des photos vers 1916, il décède en définitive le 3 avril 1920.

    Bas relief scène de halage de Cabrières 

    Pour en savoir plus

    Il y a un musée Marc Deydier à Cucuron, rassemblant des collections ethnographiques, archéologique et une collection de ses photos. L’association Patrilub a publié « Marc Deydier 1845-1920 » en 2005, ouvrage collectif qui fait un point sur la vie et des activités de Marc Deydier illustré de photos.

    L’étude « un monument romain à Cabrières d’Aigues (Vaucluse) par M.Marc Deydier » (extrait Bulletin archéologique 1912) a été rééditée par A.C.I.E en 1996

    Crédits

    Photo d’en-tête : collection Lionel Guin-Ansouis Patrimoine

    Photo de Marc Deydier : « Marc Deydier 1845-1920 » (Patrilub 1905) 

    Page de garde et photo de la scène de halage : « un monument romain à Cabrières d’Aigues (Vaucluse) par M.Marc Deydier » (extrait Bulletin archéologique 1912 A.C.I.E 1996)

  • 6ème série : Cartes de J. Brun

    Cartes éditées par J. Brun, de Carpentras.

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

  • 7ème série : Cartes aux titres rouges

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    Crédits

    Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine

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