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  • Balade de la journée du Patrimoine 2018

    Balade de la journée du Patrimoine 2018

    Le Covid n’était pas passé, la nuit était belle, Jojo et Zab nous ont régalés

  • Le Bataillon scolaire

    Le Bataillon scolaire

    La  loi Ferry du 28 mars 1882 institua l’obligation d’instruction et la laïcité de l’enseignement primaire public. Son article 1er définit le programme :

    « L’enseignement primaire comprend :

    • L’instruction morale et civique,
    • La lecture et l’écriture,
    • La langue et les éléments de la littérature française,
    • La géographie, particulièrement celle de la France,
    • L’histoire, particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours,
    • Quelques notions usuelles de droit et d’économie politique,
    • Les éléments des sciences naturelles, physiques et mathématiques, leur applications à l’agriculture, à l’hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers,
    • Les éléments du dessin, du modelage et de la musique,
    • La gymnastique,
    • Pour les garçons, les exercices militaires,
    • pour les filles, les travaux à l’aiguille. »[1]

    Mettre  dans l’énumération l’instruction morale et civique avant les  fondamentaux  lire, écrire, compter n’était pas qu’une clause de style. Pour Ferry et les Républicains l’objectif de l’instruction publique était de faire pièce aux prétentions de supériorité morale de l’église, et de limiter le développement des idées socialistes qui commençaient à se répandre. Il fallait former un jeune citoyen capable de défendre la République aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. De plus, la guerre de 1870 était encore proche, et la défaite apparaissait comme un échec militaire mais aussi moral. L’instruction militaire  faisait donc partie de l ‘enseignement obligatoire.

    Il fallait encore l’organiser, cela fut fait par  le décret du 6 juillet 1882 signé par le président de la République Jules Grévy, le président du Conseil et ministre de l’instruction publique Jules Ferry, le ministre l’intérieur René Goblet,  et le ministre de la guerre Jean-Baptiste Billot. Ce décret instituait le principe de Bataillons scolaires, regroupant les élèves garçons de plus de douze ans, répartis en  4 compagnies de 50 enfants. Ils pouvaient regrouper les élèves de plusieurs écoles. L’uniforme n’était pas obligatoire mais chaque bataillon avait son drapeau, et chaque élève devait savoir manipuler un fusil (sans aller jusqu’au tir)[2].

    Il ne restait plus qu’à mettre en oeuvre.

    Le maire d’Ansouis recevait bientôt un courrier de l’inspecteur d’Académie : «  il importe que toutes nos écoles de garçons soient munies d’un ou plusieurs instructeurs avant la fin de l’année scolaire. Veuillez donc inviter MM les maires de votre circonscription à demander le nom d’un ou plusieurs instructeurs. Il suffit pour cela qu’ils s’adressent au général Courty, commandant la 6ème subdivision du 15ème corps d’armée à Nîmes. Ils lui désigneront à cet effet un ou plusieurs des militaires appartenant à la réserve ou a l’armée territoriale et disponibles pour l’instruction militaire des enfants de nos écoles publiques. Mr le Général Courty leur enverra cette nomination. »[3] 

    Le maire d’Ansouis répond en proposant la candidature du Sieur Audibert Marius Louis  ancien sergent demeurant à Ansouis qui a offert son concours pour l’enseignement des exercices militaires dans l’école publique.

    Mais la réponse du général Courty n’est pas celle attendue. Le 19 octobre 1883, il écrit :

    « Monsieur le Maire, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint en réponse à la demande que vous avez faite un titre de nomination pour le sieur Gondon.

    En ce qui concerne le Sieur Audibert, il m’est impossible de le nommer, cet homme n’étant pas compris dans la liste de candidature arrêtée par Monsieur le Préfet et par moi. « 

    Ce courrier était accompagné de la nomination le même jour de Apollinaire Furcy Gondon soldat résidant à Ansouis par ailleurs coiffeur de son état (voir plus loin).

    L’affaire n’en resta pas là. Le 28 juillet 1889, le général annule la nomination de Apollinaire Gondon, remplacé par Audibert Marius Louis (le retour)[4].

    Les livrets militaires des deux hommes n’expliquent pas ce chassé-croisé. Audibert, cultivateur avait fait son service au 131eme régiment d’infanterie de 1879 à 1883, était monté en grade normalement jusqu’à être sergent, sans avoir eu à participer à une campagne de guerre. Gondon, coiffeur, avait été incorporé  au 57ème régiment d’infanterie en 1869. Mauvaise année, car il fit la campagne de 1870 contre l’Allemagne et se retrouva en captivité du 9 octobre 1870 au 9 juillet 1871.[5]

    Quoiqu’il en soit la photo ci-dessus fait apparaître le résultat du travail de Gondon et Audibert.

    Une petite compagnie de soldats en uniforme portant fièrement leur képi ou  leur bonnet de marin à pompon (le bachi) et regardant l’objectif du photographe. On ne sait pas s’ils portaient le fameux pantalon garance. Au premier rang les clairons et le tambour chargés de sonner la charge. Derrière le reste de la compagnie armée de leurs fusils en bois, au fond le drapeau du bataillon. Cette compagnie ne pouvait pas venir seulement d’Ansouis et regroupait sans doute plusieurs villages.

    L’institution des bataillons scolaires avait commencée dans l’enthousiasme. Elle s’ensabla rapidement dans la routine. La nomination des instructeurs, l’équipement des petits soldats, l’organisation d’exercices rassemblant plusieurs écoles, etc étaient très lourds. Tout cela devait être coordonné entre deux administrations, l’Armée et l’Instruction Publique peu connues pour leur souplesse d’adaptation.

    En plus entre l’âge du bataillon et l’entrée au service militaire il s’écoulait 5 à 6 ans, suffisamment longtemps pour que tout soit oublié. L’armée se désintéressa rapidement du sujet.

    A coté, l’Église avait bien compris que l’éducation républicaine était là pour remplacer l’éducation morale et religieuse. Elle admettait encore moins que les exercices militaires remplacent la messe.

    Enfin le Boulangisme et l’affaire Dreyfus montra aux Républicains que les militaires n’étaient pas forcement leurs meilleurs alliés et qu’encourager le militarisme n’était pas une bonne idée.[6]

    On n’a pas trace dans les archives départementales de nominations d’instructeurs après celle d’Audibert, donc sans doute tout s’arrêta doucement.

    Crédit

    La photo fait partie de la collection de photos de classes de la bibliothèque des Millefeuilles qui a bien voulu nous permettre de la reproduire.


    [1] Cité dans Claude Lelièvre Histoire des institutions scolaires 1789-1989 (1990, Nathan)

    [2] Décret relatif à l’instruction militaire et de la création de bataillons scolaires dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire  dans la base Bibliothèque historique de l’éducation dans la base Persée

    [3] AD84 E-Dépôt Ansouis 1R1 pièce R1 date non lisible.

    [4] Même dossier d’archive lettre du XV corps d’armée.

    [5] AD84 Audibert matricule 1343 classe 1878 ; Gondon matricule 520 classe 1868.

    [6] Boulangisme : du nom du Général Boulanger ; mouvement politique de la fin du XIX dont on pensa un moment qu’il menaçait la 3ème République ; affaire Dreyfus affaire d’état qui divisa la France entre dreyfusards et antidreyfusards autour de la supposée trahison du capitaine Dreyfus ; pour un point récent sur ces deux sujets, voir Bertrand Joly Histoire politique de l’affaire Dreyfus (2014 Fayard)

  • Dark was the night

    Dark was the night

    Le ciel d’un bleu profond était tacheté de nuages d’un bleu plus profond que le bleu fondamental, d’un cobalt intense, et d’autres d’un bleu plus clair – comme la blancheur bleue de voies lactées. Dans le fond bleu les étoiles scintillaient claires, verdies, jaunes, blanches, rosées – plus claires, plus diamantées, davantage comme des pierres précieuses que chez nous – même à Paris.- C’est donc le cas de dire opales, émeraudes, lapis, rubis, saphirs.

    Vincent Van Gogh[1]

    « Sombre était la nuit» chantait Blind Willie Johnson dans ce blues quasi instrumental. L’obscurité vous permet de voir les étoiles. 

    Dans le Pays d’Aigues, la pollution lumineuse reste limitée, et le ciel est souvent dégagé. Vous êtes donc bien placé pour admirer les étoiles.  Vous pouvez même apprendre  à observer en allant de l’autre coté du Luberon, à Saint Michel l’Observatoire, vous pouvez aussi profitez d’une des nombreuses soirées où des amateurs partageront avec vous leur amour du ciel.

    Si vous êtes encore dans notre région, il suffit de se mettre face au Luberon. Face à vous, l’étoile la plus brillante est l’étoile du berger, autrement dit la planète Vénus. En cherchant un peu, vous verrez le Grand et le Petit Chariot. Derrière vous se trouvent les constellations du Zodiaque.

    Au moins depuis les babylonien, les humains observent le ciel. Nous mesurons le temps grâce à lui. L’année correspond à la course du soleil, le mois au cycle de la lune, la semaine aux sept planètes observables à l’oeil nu. Nous plantons les végétaux en fonction des phases de la lune, les marins surveillent les marées pilotées aussi par la lune.

    Les jardins de topiaire du Château d’Ansouis ont gardé le souvenir de Nicolas-Claude Fabbri de Peiresc (1580-1637) dont ils portent le nom[2]. Lui aussi regardait le ciel. Cet érudit du début du XVIIe, s’était doté de lunettes fabriquées par ses amis Galilée de Padoue et Helvétius de Danzig. Grace à cela, il découvrit la nébuleuse d’Orion et précisa la position des satellites de Jupiter[3].

    buste de Peiresc devant la Cathedrale Saint Sauveur à Aix

    Sans doute, chercha-t-il l’avenir dans le ciel comme Nostradamus. Celui-ci avait publié ses « Prophéties » en 1555. Nombre d’intellectuels espéraient avoir autant de succès que le mage de Salon de Provence.

    L’église voyait tout cela avec circonspection. Comment pouvait-on expliquer la nature sans passer par la révélation divine ? Comment expliquer le destin de l’homme sans le péché originel ? Saint Augustin avait été définitif. « Dieu a conféré à sa créature, avec le libre arbitre la capacité de mal agir, et par là même la responsabilité du péché. » Augustin rejette donc l’astrologie, dont la fatalité astrale limiterait cette liberté d’action de l’homme.[4] »

    Pourtant couché dans l’herbe face au ciel, on peut se sentir emporter par la Terre, en observant la voie lactée, la lune gibbeuse et les pluies de météores. Et nous pouvons penser que nous ne sommes pas seul dans cet univers. Ce ciel lumineux est un de nos plus beaux patrimoines.

    Pour en savoir plus

    Le château

    Crédit

    Photo d’en-tête : comète depuis l’aire de battage de Martialis.

    Toutes les photos collection Thierry Fouque-Ansouis Patrimoine


    [1] Lettre à son frère Théo du 4 juin 1888 citée par Jean-Pierre Luminet « les nuits étoilées de Vincent Van Gogh » (2023 éditions seghers)

    [2] voir P.52 et suivantes de Marie-Isabelle de Sabran « La folie du Château d’Ansouis » (2007, éditions Spiralinthe)

    [3] Daniel Chol « Parlez-moi d’Aix…» (2016, éditions Chol)

    [4] Jean-Paul Walch « Galilée dans l’Histoire » (2017, Nouveau Monde éditions)

  • Vacances à Ansouis

    Vacances à Ansouis

    Il y a longtemps que les propriétaires des Châteaux du Luberon n’habitent plus dans leur manoir. Ils résident à Aix, Marseille, puis Paris et viennent l’été à la campagne.

    « Dès que les chaleurs se font sentir, c’est le grand départ, la grande migration de toute une ville vers la campagne depuis les moissons jusqu’après les vendanges. »[1]. Lorsqu’ils reviennent à l’automne, les carrosses sont chargés de volailles, de légumes, de bouteilles. Les têtes sont pleines de souvenirs de vacances, de baignades, de discussions savantes sous les arbres. On y parle politique et philosophie, mais aussi d’agriculture, de botanique et d’histoire naturelle.

    A Ansouis, le château hérité du moyen-âge ne se prêtait guère à ces jeux. Les derniers aménagements de la forteresse avant 1578, étaient l’arasement de l’enceinte au sud, son remplacement par le bastion en forme d’éperon, et une grande terrasse apte à recevoir des canons. Des travaux qui faisaient d’Ansouis une forteresse imprenable mais pas un lieu de villégiature agréable. Le 4 novembre 1614, les travaux reprennent. Gaspard de Sabran passe commande d’un bâtiment à deux maçons Jean Brun de Cucuron, et  Achille Leaumont d’Ansouis. Les travaux sont rapidement interrompus par la mort du baron. Ils reprennent vers 1630 sous la direction de son héritier Sextius d’Escalis de Bras de Sabran. 

    Le château de Sextius d’Escalis

    Celui-ci va faire construire, sur la terrasse, le grand corps de logis qui domine le château aujourd’hui. Avec ses immenses fenêtres et son portail monumental, il ne s’agit plus d’un château-fort mais d’une résidence d’été. Sa construction va prendre plusieurs années[2]. Entretemps, Sextius d’Escalis vit le reste de l’année à Aix et Marseille où il participe aux affaires publiques. Il est consul d’Aix en 1630, puis viguier de Marseille en 1636, et à nouveau consul d’Aix de 1647 à 1650. Il meurt cette année là, victime de son devoir et de la peste[3]

    Son fils Henri d’Escalis baron de Sabran finit par vendre le château le 16 juillet 1698 à Jean-Baptiste de Villeneuve au prix de 55.000 écus[4]. Celui-ci est le beau-père de sa fille mais ne reprend pas le nom. Il devient Jean-Baptiste de Villeneuve d’Ansouis. Sa famille gardera le château jusqu’après la Révolution. Ils vont faire toutes les gypseries rococo que l’on peut encore voir.

    Mais la famille habite aussi en ville. Les de Villeneuve d’Ansouis ont un bel hôtel particulier à Aix lui aussi richement décoré[5] (aujourd’hui 9 rue du Quatre Septembre à Aix-En-Provence, à coté du musée Granet).

    Les vacances à la campagne n’excluent pas d’être rejoint par les évènements extérieurs. Le 15 septembre 1796, Louis-Élzéar de Villeneuve meurt assassiné dans son parc d’Ansouis. « L’assassin lui tira à bout portant un coup de fusil qui ne le tua pas sur le champ ; il l’acheva à coups de baïonnette et de crosse de fusil. Madame d’Ansouis ayant voulu appeler du secours, le même homme lui porta plusieurs coups dont elle fut blessée assez dangereusement, après quoi il s’enfuit.

    Ayant été arrêté, il avoua n’avoir commis ce crime que pour se défaire d’un ci-devant noble et d’un royaliste. Ceux qui l’arrêtèrent étaient des jeunes gens d’Aix qui fuyaient eux-mêmes dans les campagnes, poursuivis qu’ils étaient alors comme royalistes. Ils voulaient le conduire à Apt pour le remettre entre les mains de la justice ; mais craignant qu’il ne fût acquitté et rendu à la liberté attendu qu’il n’avait que tué un noble, ils le tuèrent à leur tour et le laissèrent mort sur le chemin. Telles étaient à cette époque l’exaltation et la morale des partis. Le baron d’Ansouis avait perdu, trois ans avant son fils aîné, immolé révolutionnairement à Lyon.[6][7]« 

    Les Villeneuve sont au Château au moins jusqu’en 1811, année où ils participent encore au conseil municipal d’Ansouis. En 1836 le Duc Élzéar-Louis-Zozime de Sabran, premier duc de Sabran, Baron de Baudinard rachète le château de ses ancêtres et il le transmet avec son nom à ses cousins qu’il a adopté.

    Guillaume de Sabran Pontevès en famille

    C’est ainsi qu’au début du XXe siècle, sur la photo d’en-tête de cette chronique. on peut voir, devant le manoir construit par Sextius d’Escalis, Guillaume Élzéar Marie de Sabran-Pontevès accompagné de son épouse Philomène de Mark-Tripoli de Panisse-Passis et de leur fille cadette Marie Thérèse Dauphine Henriette, infirmière lors de la bataille de la Marne, décorée de la Légion d’Honneur et décédée en 1955. A cette époque la famille vivait entre Paris et Marseille et venait régulièrement à Ansouis.

    Deux inconnus sur la terrasse

    Cette photo ainsi que les deux suivantes ont été prises par Marc Deydier, photographe et notaire à Cucuron. Celui-ci connaissait bien les de Sabran-Pontevès dont il était gestionnaire des biens. La deuxième photo montre une vue rapprochée de la famille Sabran Pontevès déjà citée. La troisième fait voir deux inconnus assis avec des bouquets de fleur sur la terrasse du château. On voit en arrière plan le campanile et la colline des Pâtis, beaucoup plus déboisée qu’aujourd’hui.

    Voyage en Ford T

    Les deux dernières photos montrent des gens probablement en vacance au volant d’une Ford T. Si c’est réellement une photo de Deydier,  elle est de la toute fin de sa vie. La Ford T, première voiture produite dans une chaine industrielle, commence à être construite en 1908, et est importée en Europe à partir de la fin de la guerre en 1919[8].

    La deuxième photo fait penser que, malgré l’industrialisation de la production, la fiabilité de la voiture n’était pas garantie à voir la perplexité apparente des deux personnages.

    Perplexité devant la Ford T

     Enfin, était-elle à un touriste ou un habitant, la Peugeot 201 que l’on voit sur la carte postale située sur le Boulevard des Platanes ? Cette voiture produite de 1929 à 1937, était la première de la marque utilisant la nomenclature avec 3 numéros dont un « 0 » au milieu. Contrairement à une légende urbaine, le zéro au milieu n’a pas été mis pour introduire la manivelle, mais parce que c’était le 201e projet de la marque.[9] 

    Pour en savoir plus                            

    Il existe de nombreuses photos du château, du parc et de leurs visiteurs. Vous pouvez les trouver reparties dans les diverses séries de cartes postales. Aucune de ces séries n’est spécifiquement consacrée au château et à ses touristes.

    Crédits

    Photos de Marc Deydier Collection Lionel Guin-Ansouis-Patrimoine avec l’autorisation de Madeleine Jacquier. Les commentaires des photos s’appuient sur un article paru dans l’Ansouisien en janvier 2017.

    (c) Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – Inventaire général- p389 de l’inventaire topographique du Pays d’Aigues sous la direction de Paul-Albert Février (1981-Imprimerie nationale)


    [1] Nerte Fustier-Dautier « Bastides et jardins de Provence » (édition Parenthèse-2013)page

    [2] Elisabeth Sauze et Jean-Pierre Muret « Ansouis et son château » (2005-Association « pour le Luberon ») page 30 et suivantes.

    [3] Voir le site http://genobco.free.fr/provence/Escalis-Bras.htm

    [4] Voir le site http://genobco.free.fr/provence/Escalis-Bras.htm

    [5] D.J.E Chol « Secrets et Décors des hôtels particuliers aixois » (2020, édition Chol) pages 137 et suivantes.

    [6] Citation de Alphonse Roux-Alphéran cité par D.J.E Chol (opus cité ci-dessus page 145)

    [7] Louis-Élzéar de Villeneuve Ansouis avait été condamné comme contre révolutionnaire et fusillé le 12 octobre 1793 à Lyon. (Geneanet arbre de Famille de mes aïeux !)

    [8] Wikipedia articles Ford T et Citroën type A.

    [9] Wikipédia article Peugeot 201.

  • Visite du village cet été

    Visite du village cet été

    L’Office de Tourisme du Luberon Sud a organisé des visites de village pendant les deux mois d’été. Pour notre village , un accord a été passé avec Ansouis Patrimoine. Celui-ci présente les deux circuits construits dans le village en partant de la place Saint Elzéar, face à la mairie (parking en contre-bas).

    La promenade part de la place Saint Elzéar, descend jusqu’au Musée Extraordinaire et remonte jusqu’à l’église en passant par les principaux points d’intérêts du village, les écoles, les mairies, les remparts, le château.

    La visite ne comprend pas  la visite des musées d’Ansouis (Château, musée extraordinaire, musée de la vigne et du vin).

    Un conférencier effectue également les visites des villages de Cucuron et Cadenet, ainsi qu’un parcours particulier sur l’eau. Le programme complet de visite est le suivant

    • Mercredi 19 juillet à 10h30  : « Découverte historique et anecdotique de Cucuron » par Guillaume Beckert
    • Mercredi 26 juillet à 10h30  : « Cadenet Historique et Pittoresque » puis à 17h00  : « Mine d’eau, mine de rien » par Guillaume Beckert
    • Jeudi 27 juillet à 10h30  : « Ansouis, parcours des circuits construits par Ansouis Patrimoine »
    • Mercredi 2 août à 10h30 : « Ansouis, parcours des circuits construits par Ansouis Patrimoine » puis à 17h00  : « Découverte historique et anecdotique de Cucuron » par Guillaume Beckert
    • Mercredi 9 août à 10h30 : « Mine d’eau, mine de rien » puis à 17h00  : « Cadenet Historique et Pittoresque » par Guillaume Beckert
    • Jeudi 10 août à 10h30 : « Ansouis, parcours des circuits construits par Ansouis Patrimoine »
    • Mercredi 16 août à 10h30 : « Ansouis, parcours des circuits construits par Ansouis Patrimoine»
    • Mercredi 23 août à 10h30 : « Ansouis, parcours des circuits construits par Ansouis Patrimoine»

    Les visites se font exclusivement sur réservation à l’Office de Tourisme Sud Luberon. Vous pouvez le faire en ligne ou aux bureaux de la Tour d’Aigues et Cucuron.

  • Archives d’Ansouis

    Archives d’Ansouis

    Une exposition sur les Archives d’Ansouis est présentée pendant tout l’été à la Bibliothèque des MilleFeuilles.

    Elle a été inaugurée le 16 juin, en même temps que la présentation et la dédicace du nouveau livre édité par Ansouis Patrimoine, « Chronique des Municipalités d’Ansouis ».

    Elle vous présente des plans anciens du château, du village, d’un projet d’école, de vieilles photos et cartes postales, des éléments de recensement..

    Cette exposition avait été créée par les Archives départementales du Vaucluse à l’occasion de la numérisation du catalogue des archives d’Ansouis. Elle avait été présentée aux Archives dans le Palais des Papes.

    En même temps que vous visitez l’exposition, profitez-en pour découvrir l’extraordinaire collection d’ouvrages historiques et de littérature régionale de cette bibliothèque.

    Horaires d’été

    La bibliothèque est ouverte le mardi de 16h15 à 18h15 et le samedi de l0h15 à 12h15.

  • « Chronique des municipalités d’Ansouis » et « Archives d’Ansouis »

    « Chronique des municipalités d’Ansouis » et « Archives d’Ansouis »

    Le vendredi 16 juin à 18h30 aura lieu un évènement organisé conjointement par Ansouis Patrimoine et la bibliothèque «Millefeuilles» d’Ansouis :

    • Les auteurs du livre « Chronique des Municipalités d’Ansouis » présenteront et dédicaceront leur ouvrage,
    • L’exposition sur les «Archives d’Ansouis» réalisée par les Archives Départementales du Vaucluse sera visible à la bibliothèque (elle restera visible à la Bibliothèque pendant l’été).

    Tous ceux qui peuvent venir sont cordialement invités. Des exemplaires du livre seront en vente à cette occasion.

  • 1 – Place St ELZEAR

    1 – Place St ELZEAR

    Cet espace, anciennement fermé par un mur, abritait un bassin qui alimentait un moulin à huile et une presse à vin.  Au début des années 1960, le lieu est cédé  à la commune par la famille de Sabran-Pontevès. Le  mur est transformé en parapet et le bassin comblé pour créer la  place Saint Elzéar. Elzéar de Sabran (1285-1323) était seigneur d’Ansouis et fut canonisé en 1369.

    extrait de la carte du cadastre napoléonien datant de 1836. Elle  montre l’implantation du vieux moulin : au niveau de la place actuelle un bassin, en dessous le moulin constitué de deux salles superposées, l’actuel local technique de la Mairie, et  en dessous la salle des Associations. A l’autre bout du boulevard il y a un autre bassin et un pavillon qui a été rasé depuis

    La place est devenue le principal pôle économique du village, avec la mairie, la Poste, le cabinet médical, l’épicerie, la pâtisserie, le  bar-brasserie, la boutique de potier.

    En regardant la mairie, vous voyez à droite le boulevard des platanes où passait avant le route vers Pertuis (le panneau indicateur est à coté du bar à droite).  A gauche toujours, la place est prolongée par la place des hôtes, ancienne place principale du village. Vous y trouverez le buraliste-marchand de journaux, et la rue du Moulin qui vous conduira au Musée Extraordinaire, à l’un des anciens moulins, et à la cave Coopérative.

    Cette vue montre l’état de cette zone avant la création de la place Saint Elzéar ; elle est prise depuis la place des hôtes ; à droite le Cercle est devenu le bar des Sports, à gauche les balcons en fer forgés existent toujours. Dans le prolongement, le Boulevard des platanes monte jusqu’à la rue du petit Portail. Il est bordé à droite par un mur qui cache le bassin, et à gauche par des maisons presque en ruine.  La chaussée est en terre battue empierrée.

    Pour en savoir plus

    Regarder les 3 cartes postales du circuit « Belle époque » qui entourent la place Saint Elzéar, ainsi que la chronique sur la pierre gravée.

    1- Le Boulevard – Entrée du village

    2- Les vieux remparts

    3 – Place des hôtes

    L’énigme de la pierre gravée

    Suite du circuit

    2 – Fontaines de la Rue Basse

    Crédits

    Dessin : Lionel Guin

    Extrait du Cadastre napoléonien (AD84  cote 3P 2-002/11)

    Photo collection Lionel Guin-Ansouis Patrimoine

  • 2 – Fontaines de la Rue Basse

    2 – Fontaines de la Rue Basse

    Les fontaines installées en 1883 aux deux extrémités de la Rue Basse étaient alimentées par une source  captée au quartier du Petit Pibaraud ; Jusqu’alors la population disposait seulement de l’eau de la Vieille Fontaine en bas du village. Après des années de pénurie, ces nouvelles fontaines répondaient à l’accroissement des exigences en matière d’hygiène.   

    L’eau arrivait du bassin de la place Saint Elzéar pour alimenter les deux fontaines. A côté de la fontaine à l’entrée de la rue se trouvait une boulangerie qui était également alimentée en eau  par le bassin. 

    En continuant dans la rue vous verrez à droite la traverse Esquicho Couido (écorche coude), la voie la plus étroite d’Ansouis  qui conduit à la rue du Buis. Le buis servait à enrichir le compost fait avec le fumier des animaux de trait qui étaient gardés dans les écuries du village.

    En poursuivant la rue basse, vous passer devant la traverse du vieux platane une des plus belles calades du village.

    la fontaine ouest de la rue basse et sa calade
    Rue du Rocher, creusée dans la roche de la colline

    Arrivé à la deuxième fontaine et une autre belle calade, montez vers la rue du Rocher, appelée ainsi car  elle est creusée dans la roche de la colline d’Ansouis. Vous arriverez au Petit Portail.

    Pour en savoir plus

    Aller sur la page suivante

    Les calades

    Suite du circuit

    3 – Petit portail

    Crédits

    Dessin : Pierre Bouyges

    Photos collection Thierry Fouque-Ansouis Patrimoine

  • 3 – Petit portail

    3 – Petit portail

    La seule porte encore en état sur les trois qui perçaient la deuxième enceinte date du XIV° siècle (classée avec tous les remparts en 1948). A son côté intérieur restent visibles les gorges du passage de la herse, supprimée définitivement fin XIX° siècle.

    Ce portalet, ou petit portail, se situe au centre du rempart Sud et a été fortement remanié. Il montre trois consoles à trois ressauts, vestiges de mâchicoulis.

    La place du Petit Portail était au XIXe et dans la première moitié du XX° la principale artère du village sur laquelle donnait la mairie, l’école, la poste ainsi que plusieurs  commerces (coiffeur, taverne, maréchal-ferrant). En continuant vers  l’est, vous trouverez à gauche, la montée vers la rue du Rempart qui longe la maison de la confrérie du Saint Sacrement et à gauche la carte postale montrant l’ancien hotel de postes.

    La rue du Petit Portail au début du XX°

    Pour en savoir plus

    Aller sur les pages suivantes

    4- l’Hôtel des Postes

    Les calades (il y a une belle calade en passant sous le Petit Portail pour aller vers l’église).

    Suite du circuit

    4 – Maison de la confrérie du Saint Sacrement et Beffroi

    Crédits

    Dessin : Lionel Guin

    Carte postale collection Lionel Guin-Ansouis Patrimoine

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