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« Les Cahiers du Patrimoine d’Ansouis »

Le mardi 24 juin à 18h30 aura lieu un évènement organisé conjointement par Ansouis Patrimoine et la bibliothèque «Millefeuilles» d’Ansouis :
Ansouis Patrimoine lancera, ce jour là, sa nouvelle revue « Les Cahiers du Patrimoine d’Ansouis«
Le premier numéro de cette série est consacré à un bâtiment bien connu des ansouisiens, l’hospice SARLIN, mais dont l’histoire mouvementée l’est peut-être moins.
Une occasion à ne pas manquer pour enrichir ses connaissances du patrimoine ansouisien et pour nous encourager à poursuivre dans cette voie.
Tous ceux qui peuvent venir sont cordialement invités.
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Compte-Rendu de l’Assemblée Générale 2025

L’Assemblée Générale Ordinaire 2025 d’Ansouis Patrimoine a eu lieu le 4 avril 2025, Espace Sarlin.
Vous trouverez
le procès-verbal de cette réunion.
Juste un instant.
Nous avons besoin de vous pour développer notre activité ; vous voulez être tenu au courant de nos publications. Un seul mot d’ordre :
« Adhérez à Ansouis Patrimoine« .
Vous nous aiderez à assurer la promotion et l’animation du patrimoine du village et à rechercher des témoignages sur son passé.
Pour nous rejoindre, si vous ne l’avez pas déjà fait, vous avez deux possibilités :
1 – Adhérer en ligne via le site HelloAsso en suivant ce lien
Nous utilisons les services d’HelloAsso pour permettre le paiement en ligne de la cotisation. HelloAsso est une entreprise sociale et solidaire, qui fournit gratuitement ses technologies de paiement à Ansouis-Patrimoine . Une contribution au fonctionnement de HelloAsso, modifiable et facultative, vous sera proposée avant la validation de votre paiement.
2 – Nous adresser votre cotisation accompagnée de ce formulaire si vous ne l’avez jamais rempli.
Vous pouvez nous adresser le chèque, en prenant soin de bien indiquer vos nom et prénom au dos, et le formulaire éventuel :
- soit par voie postale à l’adresse : Ansouis Patrimoine, 49B rue du Coignet, 84240 Ansouis,
- soit en déposant directement votre enveloppe dans la boite aux lettres qui se trouve devant la salle des Associations (même adresse que ci-dessus),
- soit en remettant, en main propre, votre enveloppe à l’un des membres du Conseil d’Administration dont la liste vous est rappelée ci-dessous.
Cette Assemblée Générale Ordinaire a été suivie par un conseil d’administration le 12 avril 2025 qui a composé son bureau :
Christine d’Abrigeon, Présidente – 06 15 12 23 21 – christine6000@yahoo.fr
Jean-Paul Evrard, Vice-président – 06 12 85 95 08 – jpevrard@aol.com
Olivier Hackspiel, Trésorier – 07 87 36 83 56 – hholivier@gmail.com
Jean Claude Bonnet, Secrétaire – 06 81 78 22 40 – jcbonnet@wanadoo.fr
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Convocation à l’Assemblée Générale Ordinaire 2025

Vous trouverez ICI votre convocation sur laquelle figure un bon pour pouvoir si vous ne pouvez être présent – Dans ce cas, merci de nous transmettre ce dernier soit par courrier, soit par courriel, soit en main propre auprès de l’un des membres du Bureau (1).
Si vous ne l’avez déjà fait, merci de régler votre cotisation 2025, d’un montant inchangé de 10 euros.
En souhaitant pouvoir vous rencontrer le 4 avril 2025
et en vous remerciant de votre soutien,
je vous adresse, au nom du bureau, nos cordiales salutations.
Pour le Conseil, la Présidente Christine d’Abrigeon
(1) Pour contacter les membres du bureau :
Christine d’Abrigeon : ansouispatrimoine@gmail.com
Jean Paul Evrard : jpevrard@aol.com
Jean Claude Bonnet : jcbonnet@wanadoo.fr
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Journée du Patrimoine 2024 : Dialogue avec l’Oiseau

Comme chaque année, le 21 septembre, à l’occasion des journées du Patrimoine, Ansouis Patrimoine vous a proposé un spectacle.
Renat Sette qui était venu jouer Jean des Pierres, il y a 2 ans, est revenu cette année. Accompagné par Christiane Ildevert, il nous a présenté Dialogue avec l’Oiseau écrit par Vincent Siano. C’est une fable contemporaine qui nous dit la rencontre entre un promeneur solitaire et un oiseau.
Les réflexions de ce promeneur nous emmènent de la montagne de Lure à l’Ombrie, d’aujourd’hui au XIIe siècle…vers François d’Assise « le poverello » qui louait la nature et parlait aux oiseaux. Un éloge à la simplicité, une invitation à se mettre à l’écoute de la nature et un plaidoyer pour les oiseaux ! La contrebasse évoque la viole de gambe et le jazz. On passe d’Hildegarde de Bingen à Dave Holland, des chansons anciennes à l’improvisation moderne.
Nous étions dans le petit jardin sous le Château. Quel meilleur endroit pour présenter ce spectacle basé sur les chants des troubadours et les balades traditionnelles ! Nous sommes au pays d’Elzéar de Sabran, qui appartenait au tiers ordre des franciscains et se fit enterrer dans l’église des franciscains d’Apt.




Et une vidéo en complément :
Crédits
Merci à Didier Bouard pour ses photos. La vidéo a été faite par Thierry Fouque
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Un brutal revers de fortune

La famille SARLIN a su bâtir son « empire » en faisant fructifier avec patience, persévérance et audace, le travail de fond que ses ancêtres, premiers installés avaient réalisé avec courage et abnégation. Alors que la chance leur avait toujours largement souri, à partir des années 1890, la roue semble tourner.
Ce sixième article auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant est pour l’instant le dernier sur la famille Sarlin.
Pour en savoir plus
Autres Chroniques sur la famille Sarlin
1 La famille SARLIN d’Ansouis : Un exemple d’ascension sociale au XIXème siècle
2 Un ancrage progressif dans la commune
3-Le pari gagnant d’un père s’engageant … par procuration
Crédits
Cette chronique est écrite par JC Bonnet. Nous remercions encore la famille Sarlin pour son aide. Les illustrations de cette chronique viennent :
6.01 Une obligation russe de 125 roubles or, emprunt de 1894, 6ème émission
Par Eymery — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=63354220
6.02 Catalogue de la collection de tableaux de Louis SARLIN mise en vente aux enchères publiques,
après décès (Paris, le samedi 2 mars 1818 à 14h00)
Institut National d’Histoire de l’Art – Identifiant numérique : NUM CV03986_19180302
6.03 Catalogue de la collection d’objets d’Art et Ameublement de Louis SARLIN mise en vente aux
enchères publiques, après décès (Paris, le lundi 4 mars 1818 à 14h00)
Institut National d’Histoire de l’Art – Identifiant numérique : NUM CVP03205_19180304
6.04 Photo de Robert Louis Sarlin (Paris 1887 – Paris 1973)
Collection privée famille SARLIN
6.05 Photo de Jean Maurice Sarlin (Paris 1889 – Paris 1960)
Collection privée famille SARLIN
6.06 Photo de Paul Sarlin (Paris 1890 – Belloy-en-Santerre 1916)
Collection privée famille SARLIN
6.07 Portrait de Paul Sarlin
In catalogue Oger Blanchet pour la vente à l’hôtel Drouot le 7 avril 2023
Léon Bazile Perrault (Poitiers 1832 – Royan 1908) -
La consécration

L’apogée de la famille Sarlin.
Ce cinquième article auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant vous raconte la suite de l’histoire des Sarlin.
Pour en savoir plus
Autres Chroniques sur la famille Sarlin
1 La famille SARLIN d’Ansouis : Un exemple d’ascension sociale au XIXème siècle
2 Un ancrage progressif dans la commune
3 Le pari gagnant d’un père s’engageant … par procuration
6- un brutal revers de fortune
Crédits
Cette chronique est écrite par JC Bonnet. Nous remercions Monsieur Patrick de Mare et la famille Sarlin de nous avoir autorisé à publier ces chroniques.
Les illustrations de cette chronique viennent de
5.01 Photo de Paris – La Tour Eiffel vue de la Tour Saint-Jacques
Par Yann Caradec from Paris, France — La Tour Eiffel vue de la Tour Saint-Jacques, CC BY-SA 2.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34933538
5.02 La mer d’Alfa en Oranie
source numba.cirad.fr/CIRAD – https://numba.cirad.fr/ark:/12148/btv1b10102433q
5.03 Carte postale La condition publique du boulevard d’Halluin à Roubaix
© médiathèque de Roubaix
5.04 Photo Marie Louise Périvier épouse Sarlin
Collection privée famille SARLIN
5.05 Carte postale de la villa « Les palmiers » à Royan avant 1940
Crédit photo « Mairie de Royan »
5.06 Le tramway de Royan au début du XXème siècle
Par Cobber17 — carte postale ancienne, Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5123238
5.07 Carte postale : Bourgeois choisissant une langouste aux viviers de Roscoff
https://philippesaintmarc.wixsite.com/finistere/vivier-roscoff
5.08 Décoration de la Légion d’Honneur
Par Raider9564 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=116030846
5.09 Décoration de l’ordre du Nichan
Par Original téléversé par Profburp sur Wikipédia français. — Transféré de fr.wikipedia à Commons.,
CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=139916 -
L’essor

L’essor de la famille Sarlin, du développement en Algérie à la construction de la Major de Marseille , de la Préfecture des Bouches du Rhone et du Théatre Impérial d’Alger.
Ce quatrième article auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant vous raconte la suite de l’histoire des Sarlin.
Pour en savoir plus
Autres Chroniques sur la famille Sarlin
1 La famille SARLIN d’Ansouis : Un exemple d’ascension sociale au XIXème siècle
2 Un ancrage progressif dans la commune
3 Le pari gagnant d’un père s’engageant … par procuration
6- un brutal revers de fortune
Crédits
Cette chronique est écrite par JC Bonnet. Les illustrations de cette chronique viennent
4.01 Photo gravure ancienne hollandaise : la cité, le port et le môle d’Alger vers 1690
Par Gerard van Keulen (dead 1726) — Nederlands Scheepvaartmuseum Amsterdam, Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9489193
4.02 Photo Agathe SINTAS y PIRIS épouse Sarlin Collection privée famille SARLIN
4.03 Photo Jean Louis Joseph Sarlin Collection privée famille SARLIN
4.04 Insigne de maitre franc-maçon de Louis SARLIN Collection privée famille Sarlin
4.05 Tablier de maitre franc-maçon de Louis SARLIN Collection privée famille Sarlin
4.06 Photo la cathédrale La Major de Marseille au XVIIème siècle
Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2948978
4.07 Photo la nouvelle cathédrale La Major vue de l’eau
Sophiedidacressources, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=71310845
4.08 Carte postale de la Préfecture de Marseille vers 1900
Scanné par Claude Villetaneuse — Collection personnelle, Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25370050
4.09 Statue ornant la façade de la Préfecture de Marseille – Jean V de Pontevès, comte de Carcès
Collection privée famille de Sabran-Pontevès
4.10 Photo Théâtre impérial d’Alger (Félix-Jacques Moulin vers 1856-1858)
Par Nouvion – CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=130759515
4.11 Photo vue du port d’Alger en 1647
Par Matthäus Merian — Gallica – ARK btv1b84450155/f1.item, Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=57890536.
4.12 Photo le port d’Alger vue de l’amirauté vers 1896
Par …trialsanderrors — The port viewed from the admiralty, Algiers, Algeria, ca. 1896, CC BY 2.0,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11158925.
4.13 Photo de la bastide du Grand Cassan
Grand Cassan Logis A. Façade sud. IVR93_19688401199X (c) Région Provence-Alpes-Côte d’Azur –
Inventaire général- Yves Dautier, 1968
4.14 Photo Les trois arbres en vue du lac de Jean-Baptiste Corot (vers 1865-1870)
Collection privée famille Sarlin
4.15 Photo du Combat du Giaour et du Pacha par Eugène Delacroix (1835)
Collection privée famille Sarlin
4.16 Autel et vierge à l’enfant – chapelle funéraire SARLIN
Collection privée famille Sarlin
4.17 Eugène SARLIN (1820-1885)
Collection privée famille SARLIN -
Le pari gagnant d’un père s’engageant … par procuration

Ou comment les Sarlin vont vers la fortune.
Ce troisième article auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant vous raconte la suite de l’histoire des Sarlin.
Pour en savoir plus
Autres Chroniques sur la famille Sarlin
1 La famille SARLIN d’Ansouis : Un exemple d’ascension sociale au XIXème siècle
2 Un ancrage progressif dans la commune
6- un brutal revers de fortune
Crédits
Cette chronique est écrite par JC Bonnet. Les illustrations de cette chronique viennent
3.01 Photo Bataille de Borodino (1812)
Par Robert Alexander Hillingford — http://www.artrenewal.org/asp/database/image.asp?id=8307,
Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8298294
3.02 Photo extrait Congé absolu pour Jean Baptiste SARLIN milicien (1790)
Archives départementales de Vaucluse – E Dépôt Ansouis BB20
3.03 Photo extrait plan cadastral d’Ansouis de 1836
Archives départementales de Vaucluse – 3P2 – 002/11
3.04 Illustration les SARLIN enrôlés dans la Grande Armée
Travail personnel jean Claude BONNET
3.05 Tableau : Scène de l’attaque de l’amiral Dupperé (navire La Provence) lors du bombardement
d’Alger, le 3 juillet 1830
Par Antoine Léon Morel-Fatio — Photographic reproduction of original painting. Voir aussi les
collections du château de Versailles, Domaine public,
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=918884 -
Joseph Langiu

Joseph Langiu est la deuxième victime de la guerre 39-45 sur le monument aux morts d’Ansouis.
Un peu de contexte : le Service du Travail Obligatoire (STO).
Le Service Obligatoire du Travail fut créé par une loi du 4 septembre 1942 et rapidement renommé Service du Travail Obligatoire, car l’acronyme S.O.T prêtait à interprétation.
Le STO était une nécessité vitale pour les Allemands. En effet, dès 1941, il est évident qu’ils doivent perdre une guerre de longue durée face à un ennemi supérieur en nombre et en ressources financières et industrielles. Ils doivent combattre les trois principaux empires du monde : l’Union Soviétique, l’Empire britannique, et les États-Unis d’Amérique. Démographiquement et industriellement, les forces sont déséquilibrées, même avec l’appoint des Italiens, des Hongrois et des Japonais. L’Allemagne ne pouvait avoir à la fois des soldats pour le front et des ouvriers dans les usines d’armement. Elle avait besoin de forces venues des pays occupés.
Le Régime de Vichy ne peut survivre sans la victoire allemande, il oblige donc les jeunes Français à aller remplacer les Allemands dans les usines du Reich. Dans un premier temps, les jeunes Français remplissent leurs obligations. Ils n’ont guère le choix. La police vient les chercher, et il n’y a pas de filière d’évasion. De mi 42 à juin 1943, le STO envoie 600 000 jeunes en Allemagne, répondant à toutes les demandes des Allemands. Les choses changent ensuite.
Après Stalingrad, la victoire allemande devient de moins en moins évidente. De plus, ceux qui revenaient en France faisaient état de conditions de vie déplorables : salaires de misère, alimentation insuffisante, mépris de la population allemande, bombardements alliés des usines. Ceux qui revenaient de permission ne se bousculaient pas pour y retourner. La Résistance intérieure se structure et ceux qui sont appelés au STO rejoignent les maquis. Les objectifs de recrutement allemands ne sont plus remplis[1].
Joseph Langiu
Joseph Langiu est né le 3 mai 1921 à Marseille de Thomas Langiu et Isabelle Cossu. Son père était venu d’Italie s’installer à Marseille. En 1936, Joseph est apprenti boucher chez Monsieur Blanc à Ansouis[2] . Toute la famille arrive ensuite à Ansouis. Lors du début de la guerre, elle travaille dans l’agriculture et habite dans la rue du Petit Portail, à côté de la boulangerie (aujourd’hui la boutique du santonnier).
En 1942, Joseph reçoit sa convocation pour le STO. La veille de son départ, il plaisante avec ses amis, au bistrot chez Victorien, Rue du petit Portail.
II ne dit rien à personne, mais refusant son départ pour l’Allemagne, il gagne en douce le maquis du Luberon. De là, il est envoyé rejoindre le maquis plus structuré du Haut Vaucluse (à remarquer qu’à ce moment-là le Haut Vaucluse est occupé par les Italiens). Il est enregistré par la base Mémoire des hommes comme faisant partie des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).
Un ami rencontré par Yves Barnouin, un certain Christophe, lui a dit qu’ils étaient revenus au village pour saluer la famille. Ils avaient dormi dans le grenier de Victorien, le cafetier en face de la maison des Langiu.
Début 1943, il est hébergé par Julien Philibert cultivateur à Valréas, quartier Saint-Pierre. Il dispose alors de faux papiers au nom de Joseph Vidal, né à Oran .
En avril 1943, Julien Philibert le place chez Adrienne Michel, propriétaire au domaine de Bavène toujours à Valréas. Joseph fait toujours de petits travaux pour Philibert.
En septembre 1943, les Allemands envahissent le haut Vaucluse. En effet, les Italiens ont destitué Mussolini le 25 juillet, signé une paix séparée avec les Américains (armistice de Cassibile) et se sont retirés de la France.
Suite au débarquement de Normandie, les résistants de Valréas prennent les armes, et s’emparent de de l mairie, de la poste et des armes de la gendarmerie. Le 12 juin 1944, vers 12 h 30, arrivent de la route de Montélimar, des troupes allemandes en tenue de camouflage avec des chars, des motocyclistes et des camions. Ils vont faire 53 morts à Valréas ce jour là.
Au domaine de Bavène, inquiète, Adrienne Michel conseille à Joseph Langiu de partir se cacher en montagne. Vers 18h00, Joseph part vers le quartier Saint-Pierre qui est en montagne et en pleine forêt. À 18 h 30, les Allemands quittent Valréas, mais ils ont eu le temps de s’emparer de Joseph.
Son cadavre est trouvé au quartier Cros à Colonzelle dans la Drôme, le 20 juin 1944, par une agricultrice, Mme veuve Marie Monnier, domiciliée dans cette commune (déclaration transcrite par le maire de Colonzelle). Il porte les mêmes vêtements que ceux qu’il avait à son départ de chez Mme Michel, un pantalon bleu de travail, un pull marin bleu et blanc, et une veste grise. Le corps paraît avoir été dévoré par des animaux tels que des chiens et des renards. Son ami Christophe a dit l’avoir reconnu grâce à un ceinturon qu’il lui avait donné. Le 22 juin le corps est mis en bière et enterré. Le 28 juin 1944, sur la foi en particulier des déclarations du maire, Joseph est déclaré décédé par le Tribunal de Montélimar.
Contact est pris avec la famille. Le 18 février 1945, Auguste Langiu, son frère, vient emporter le corps. À ce moment-là, son père était décédé également. La dépouille est ramenée à Ansouis, il repose dans le caveau familial du cimetière d’Ansouis.
Son nom figure sur le monument aux morts d’Ansouis (Vaucluse) et sur le Mémorial de la Résistance, à Mirmande-Saulce-sur-Rhône (Drôme).

La plaque sur laquelle se trouve le nom de Joseph Langiu au Mémorial Crédit
Texte établi par Thierry Fouque
Photo sur la tombe du cimetière d’Ansouis
L’histoire de Joseph Langiu était basée sur le discours d’Yves Barnouin, président honoraire de l’Amicale des Combattants d’Ansouis et de la Mémoire, le 8 mai 2015 (conservé dans les archives de l’Amicale). Pour compléter et vérifier, ont été consultés :
- L’ouvrage de Michèle Bitton et Jean Priol Mémoires 1939-1945 du Pays d’aigues (Vaucluse 2) D’Ansouis à Vitrolles en Luberon (éditions Mémoire et Histoire, 2018),
- La base https://maitron.fr/spip.php?article183426, notice LANGUI Joseph par Robert Serre, version mise en ligne le 14 août 2016, dernière modification le 21 décembre 2021 ;
- La base mémoire des hommes du Ministère de la Défense et en particulier la Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale, et la base FFI
A noter qu’il y a souvent une erreur d’orthographe sur son nom, qui est orthographié Langui.
Suite à la première publication de cette chronique, Michel Reboul, Président de l’Association cantonale des familles de Fusillés à Valréas s’est mis en contact avec nous, et a bien voulu nous transmettre les procès-verbaux de l’enquête de la gendarmerie. Ceci a permis de comprendre mieux le parcours de Joseph Langiu entre son départ d’Ansouis et la découverte de son corps. Qu’il soit remercié de son attention et de sa générosité.
Les quelques phrases sur la répression de Valréas s’appuient sur le site http://familles-de-fusilles.com/valreas/
[1] Rafael Spina Histoire du STO (Perrin ; 2017) et Yannick Rodrigues Le STO en Vaucluse (études Comtadines ; 2006).
[2] Recensement 1936 Archives départementales cote 6 M36
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Un ancrage progressif dans la commune

Pierre Sarlin, né très probablement à Ansouis, autour de l’année 1575 est sans doute le premier d’une famille qui s’ancre sur la commune.
L’article auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant vous raconte la suite de l’histoire des Sarlin.
Pour en savoir plus
Autres Chroniques sur la famille Sarlin
1 La famille SARLIN d’Ansouis : Un exemple d’ascension sociale au XIXème siècle
3 Le pari gagnant d’un père s’engageant … par procuration
6- un brutal revers de fortune
Crédits
Cette chronique est écrite par JC Bonnet. Les illustrations de cette chronique viennent
2.01 Photo Bayons (Alpes de Haute-Provence) – vue du village sud-est Par Christian Pinatel de Salvator — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27561519
2.02 Photo extrait des baptêmes d’Ansouis de mars 1607 à février 1611 Archives départementales de Vaucluse
2.03 Photo extrait cadastre d’Ansouis de 1686 (Jean SARLIN) Archives départementales de Vaucluse – E Dépôt Ansouis CC4
2.04 Carte postale intérieur de l’Eglise Saint-Martin d’Ansouis (84) Collection privée Lionel GUIN
2.05 Photo extrait bail entre le baron d’Ansouis et Elzéar SARLIN du 16 février 1772 Archives départementales de Vaucluse – 3 E 56 – 1109
2.06 Photo extrait mariage de Joseph SARLIN du 10 novembre 1777 Archives départementales de Vaucluse – Registres paroissiaux de 1775 à juin 1778